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samedi, 13 juin 2009

Petits papillons

Brunes, des yeux immenses et sombres, le teint ambré, le nez busqué, une grâce de papillons exotiques, identiques, volubiles. Charmantes, elles pépient une langue langoureuse, sucrée et épicée à la fois. Elles vont avoir 4 ans. Elles sont jumelles. Que dis-je : photocopies. A la rentrée de fin août, elles iront à l’école. Ici, en Suisse, exilées loin de leur Iraq natal. La mère, fine et aussi gracieuse que ses petites, raconte, dans un français un peu hésitant. Elle est kurde, mais le papa iraquien. Alors, elle leur parle dans les deux langues. Et les gamines de me sourire, et de se lancer dans un discours ou l’une termine les phrases que l’autre à commencé. Elles pensent que tout le monde comprend leur langue, dit la mère, avec un sourire. Et c’est vrai que c’est un bonheur de les écouter. Elles sourient, heureuses et innocentes. Elles auront tôt fait, vives comme elles sont, de parler le français au bout de quelques semaines de classe. Je n’ose imaginer pour quelle sinistre raison, les parents et les petites, fuyant l’Iraq, sont venus se réfugier en Suisse. Je souhaite à ces deux petites beautés, la plus belle des vie. C’est un des privilège de Genève, de pouvoir cotoyer toutes les nations de la terre, ou presque et d’en être enrichi, si l’on sait regarder, apprécier et aimer les différences et s’ouvrir, simplement, avec le sourire.

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