mardi, 27 janvier 2009

Soft

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lundi, 26 janvier 2009

Maybe ?

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Xavier Duvet

samedi, 24 janvier 2009

ecce homo

L’amour … belle affaire. Comment aimer quelqu’un, sans s’aimer soi-même ? Oh, je ne prétends point aux grands sentiments de soap opéra, qui auraient plutôt tendance à me coller une nausée irrépressible. L’amour, c’est peut être accepter l’autre, dans ses différences, parce qu’elles nous enrichissent. Aimer, c’est échanger, c’est donner, et recevoir…Donner, c’est facile : c’est ce que nous faisons, la plupart du temps, nous, les femmes. Recevoir ? Souvent, nous sommes tellement dans l’erreur, que l’autre n’a rien à donner et que nous faisons semblant que … La nature aurait horreur du vide. Mais nous, femelles humaines, serions nous si vides, que nous prendrions n’importe qui pour nous remplir ? Nous sommes source de vie, nourricières, tout découle de notre ventre. Que s'est il passé, pour que nous devenions des esclaves de pénis mous ? Les hommes qui prétendent nous dominer, qui sont ils ? Ceux qui profitent de nos faiblesses, de notre mal-être, de nos interrogations ? Et voilà que nous ne savons plus recevoir. Discours féministe, peut-être. Mais moi, les hommes, je les adore. Je me suis trompée, sur un seul. Les autres sont ma vie, ma source, mon plaisir, échange, complicité, complémentaires. Hommes de ma vie, je vous aime, vous être une part de moi, sans laquelle, je ne suis qu’incomplète, et stérile. De vous, j’apprends et je vous enseigne en retour. Merci à ceux qui partagent ma vie, d’une manière ou d’une autre. Vous me faites grandir et je vous aime. Une femme, que j'apprécie, m'a dit aujourd'hui : savez-vous que vous êtes de plus en plus belle ? Je lui ai répondu que oui, que c'était normal, à cause de mes hommes ... de ce cadeau qu'ils me font de m'aimer et moi, de les les aimer en retour, chacun de manière particulière, tout comme je suis particulière, pour chacun d'eux. Et oui, enfin, je m'aime, j'ai conscience de l'importance que j'ai, à mes propres yeux, alors oui, je peux enfin donner, pour recevoir ...

vendredi, 16 janvier 2009

Mon petit dragon

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Son annonce, publiée sur un site dédié ...

Homme bien dans sa tête et sa peau
Ecrivain, musicien, aimant son métier
Posé, plein d’appâts, sans appeaux
Et sans petit chef pour l’emm***

La quarantaine mais ça se soigne
Séparé et loin d’être triste
Cherche cette rare femme de poigne
Désireuse de se mettre en piste

Voulant mêler parfums, dentelles et cœurs
Violence zen et lignes de vertus
Caressant les limites sans rancœur
D’un corps à corps étendu

Toi, Vestale qui saura te dévouer
A dessiner cette cage sans omission
Pour tisser la toile dorée
D’une douce mise en soumission

Pleins de jeux, d’esprit complice
Fugace Eon je serai ta soubrette
Un chevalier aux lèvres lisses
Docile, vivace et toujours prête

jeudi, 15 janvier 2009

Christian

Il avait une crinière ondulée, longue et soyeuse. Il aimait Al di Meola, Paco di Lucia, Stan Getz, l’acid jazz. Il enregistrait tout ça sur un revox, appareil fascinant, à bobines, qui permettait des heures d’écoutes non-stop. Il était dingue de son berger allemand, Furax. Il aimait aussi l’héroïne, cette maîtresse qui ne vous laisse jamais en paix, qui exige et quémande, sans cesse, vous brûle les veines, et vous dévore l’esprit. Il essayait vaguement de quitter cette garce, ponctuellement. Il était aussi en amour avec sa seringue de verre, qu’il confiait en gage, remplie de son sang, quelques temps, pour se donner l’illusion de l’amitié, de la maîtrise sur le geste amoureux de l’aiguille pénétrant sa veine, instillant le délicieux plaisir qui annule tous les autres. Il me gâtait, m’offrait des parfums vénéneux, venait me rejoindre dans ma boutique, passait des heures avec moi, m’emmenait en promenade, m’appelait quand il se sentait mal. Il est parti, un jour, volant la femme d’un ami, avec l’héritage qu’il venait de recevoir de son père. Aux Philippines. Des années de folies, l’argent coulait à flot, la drogue aussi, et puis un fils, et puis, le foie qui lâche, qui claque … la mort. Elle est revenue, sans lui. triste et marquée par la vie … Un fantôme du passé, fulgurant et lumineux. Ce soir, je pense à lui.

La lumière d'une fleur d'hiver

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dimanche, 11 janvier 2009

Thank you, Léo

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie le visage et l'on oublie la voix
Le coeur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va

L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
L'autre qu'on devinait au détour d'un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
Avec le temps tout s'évanouit

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces gueules
A la Gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
Le samedi soir quand la tendresse s'en va tout seule

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va

L'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
Avec le temps, va, tout va bien

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie les passions et l'on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va

Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l'on se sent floué par les années perdues
Alors vraiment
Avec le temps on n'aime plus.

Léo Ferré

mardi, 06 janvier 2009

Empreintes

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Photo Jill Sandberg

J’ai sur mon téléphone portable une photo qui à chaque fois que je la regarde, me trouble. Et que je garde comme un secret entre mon petit dragon et moi.
Je n’avais pas, hélas, pour une fois, mon appareil photo numérique dans mon grand sac à malices. A la lueur des bougies, comme j'aime, bien au chaud chez lui, notre premier bondage. Moment sensuel et inspiré, murmures, caresses, les cordes qui pressent la chair. Alors, j’ai fais au mieux, avec mon téléphone, pour lui montrer, une fois délié. Il a souri, il a aimé, mais seule moi, ensuite, me suis régalée à la vision des empreintes rouges sur ses fesses. My pleasure !


samedi, 03 janvier 2009

D'une mère

Ce soir, comme tous les jours, de part le monde, des pères, et surtout des mères, sont dans l’angoisse, pour leurs fils, qui combattent. Que la cause soit juste ou pas, là n’est pas la question. Nous sommes nombreux à rêver d’un monde utopique, sans guerres, en paix et en harmonie. Utopie, hélas. Tant l’injustice, la haine, la colère règnent. Que dire, que faire. Et ce soir, tout particulièrement, je suis en pensée avec quelqu’un, qui sait que je pense à son fils, parce que nulle part dans le monde, je ne voudrais que le fils d’une mère ne souffre. C’est notre rôle, à nous, les femmes, de les porter dans notre ventre, de les mettre au monde dans la douleur, de vivre dans l’inquiétude pour eux. Jusqu’au jour de notre propre mort, ils sont l’objet de notre amour absolu. Pour tous les fils des mères du monde entier, qui se battent ce soir, pour une cause, ou une autre, soyez préservés, pour ne pas causer le désespoir de vos mères…C’est mon souhait le plus cher, en ce début d’année, même si il est dérisoire.

Le commencement

C'est le foutoir sur mon blog, des listes, des titres, des couleurs ont disparu. D'autre part, j'ai fermé les commentaires. Ceux qui m'apprécient, merci d'avoir été présents en ces moments difficiles, aux autres, la ferme ! Quand on n'a rien dire, qu'on est plein de haine et d'amertume de son propre fait, on a la pudeur de garder le silence. J'ai passé une partie de l'après-midi d'hier avec un homme adorable à qui j'avais fait du mal et que j'ai blessé. Encore pardon, E, j'ai été ravie de ce moment passé avec toi, je pense que tu as compris ce qui s'était passé. Qu'il est bon de ne pas avoir de comptes à rendre, d'être libre d'aimer qui on veut, libre de son temps, libre de dire, libre de vivre. Libre d'accepter les différences, sans être obligée de se ranger à un avis pour avoir la paix. Libre de ne plus se faire violence, libre d'être soi-même. Cette année sera difficile, je le sais, mais j'ai confiance. Je suis bien entourée, aimée, soutenue. C'est là l'essentiel et c'est là ma richesse ...Et puis, je suis la personne la plus importante au monde, pour moi-même, n'est-ce pas, Lady ?;-)

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