jeudi, 25 juin 2009

Parfois, le temps est suspendu ...

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Mon ami et complice,

Tu es là, suspendu, entre la vie et un ailleurs inconnu. Et voilà que nous sommes tous et toutes suspendus aussi, en attente, un peu de crainte au ventre, mais remplis d’espoir aussi. Tu y es arrivé déjà une fois, à revenir parmi nous. Nouvel élan, nouvel amour, nouveau lieu pour nous retrouver, et tant d’obstacles contournés, tant de joie offerte aux autres, tu y arriveras, cette fois encore. Entre deux mondes, si tu le peux, tu choisiras le notre. Ton cœur immense ne s’arrêtera pas, nous avons trop besoin de toi, de ta malice, de ta générosité, de ton rire. Je pense à toi, si fort, ainsi qu’à ta petite femme. Reviens-nous, je t’aime, et je pense à toi…

samedi, 13 juin 2009

Libre pensée

Plutôt que de chercher à vivre chaque jour pleinement, en honorant un hypothétique dieu, vivons avec joie chaque jour en s’honorant soi-même.

Petits papillons

Brunes, des yeux immenses et sombres, le teint ambré, le nez busqué, une grâce de papillons exotiques, identiques, volubiles. Charmantes, elles pépient une langue langoureuse, sucrée et épicée à la fois. Elles vont avoir 4 ans. Elles sont jumelles. Que dis-je : photocopies. A la rentrée de fin août, elles iront à l’école. Ici, en Suisse, exilées loin de leur Iraq natal. La mère, fine et aussi gracieuse que ses petites, raconte, dans un français un peu hésitant. Elle est kurde, mais le papa iraquien. Alors, elle leur parle dans les deux langues. Et les gamines de me sourire, et de se lancer dans un discours ou l’une termine les phrases que l’autre à commencé. Elles pensent que tout le monde comprend leur langue, dit la mère, avec un sourire. Et c’est vrai que c’est un bonheur de les écouter. Elles sourient, heureuses et innocentes. Elles auront tôt fait, vives comme elles sont, de parler le français au bout de quelques semaines de classe. Je n’ose imaginer pour quelle sinistre raison, les parents et les petites, fuyant l’Iraq, sont venus se réfugier en Suisse. Je souhaite à ces deux petites beautés, la plus belle des vie. C’est un des privilège de Genève, de pouvoir cotoyer toutes les nations de la terre, ou presque et d’en être enrichi, si l’on sait regarder, apprécier et aimer les différences et s’ouvrir, simplement, avec le sourire.

mercredi, 03 juin 2009

idée de lecture

Etre un con, ce n’est pas finalement si grave… il y en a tant. Mais doubler cette profonde connerie d’un égocentrisme pathologique, d’une rare bêtise, d’une inculture notoire et d’une auto- satisfaction sans objet, voilà qui est grave ! Ne pas voir qu’on est l’objet de moqueries, ou alors décider que c’est de la jalousie … Se rengorger de ne pas être aimé, de ne pas avoir d’amis… Je suggère la lecture de «  La conjuration des imbéciles » de John Kennedy Toole.

mardi, 02 juin 2009

Compte à rebours

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Je suis en attente de tant de choses.

Alors je suis attentive, forcément. En retrait, la respiration un peu retenue, et des petits pincements au cœur, et des bulles au ventre. C’est qu’il ne me reste plus que 36 jours, avant que la vie ne commence, 36 jours pour planifier l’avenir, 864 heures, 51840 minutes et près de 3 millions de battements de cœur avant de claquer la porte au nez des mauvais jours.